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10/09/2026

Programme RAPID : un levier pour l'innovation duale

Les défis technologiques d'aujourd'hui nécessitent de renforcer les liens entre les entreprises et les acteurs de la recherche. L'innovation duale constitue un formidable moteur de ces collaborations.

L'innovation duale : de quoi parle-t-on ?

L'innovation duale désigne le développement de technologies, de méthodes ou la valorisation de résultats de recherche pouvant répondre à des besoins à la fois civils et militaires. Elle favorise les transferts d'innovation entre ces deux écosystèmes et contribue à accélérer l'émergence de solutions à fort impact.

Le programme RAPID : un dispositif dédié

Mis en œuvre par l'Agence de l'innovation de défense (AID), le programme RAPID (Régime d'Appui à l'Innovation Duale) soutient des projets de R&D, de développement technologique ou de démonstrateurs présentant un potentiel d'applications.
Ce dispositif s'adresse aux PME et ETI innovantes de moins de 2 000 salariés, qui peuvent associer des laboratoires de recherche à leurs projets via la mise en place de consortiums. Les dossiers sont déposés au fil de l'eau, offrant ainsi une grande souplesse aux porteurs de projets.
Le dépôt des projets auprès de l’AID se fait au fil de l’eau.

L'INSA Lyon : des compétences pluridisciplinaires

L'INSA Lyon mobilise des expertises reconnues dans de nombreux domaines pouvant répondre à ces enjeux : intelligence artificielle, cybersécurité, robotique, matériaux, énergie, communications et radiofréquences, transports, aérospatial, génie civil, logistique… Cette diversité constitue un véritable atout pour répondre à des problématiques industrielles et technologiques complexes.


 Vous avez un projet ? Vous recherchez un partenaire académique ?

INSAVALOR facilite vos collaborations de R&D avec les laboratoires de l'INSA Lyon. Nous vous accompagnons de l'identification des compétences scientifiques les plus adaptées à votre besoin jusqu'à la mise en relation avec les équipes de recherche et la structuration de votre projet collaboratif.

Vous avez un projet d'innovation duale ? Échangeons pour construire ensemble des solutions innovantes à fort impact !

Contact : Marie-Cécile Barras, Responsable du Pôle Partenariats Collaboratifs : marie-cecile.barras@insavalor.fr

 

TÉMOIGNAGES : Benjamin Ducharne (LGEF) et Simon Chesne (LaMCoS) parlent de leur participation à des projets financés par le programme RAPID.
 

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Témoignages RAPID

Benjamin DUCHARNE est Maître de Conférences, HDR, au Laboratoire de Génie Électrique et Ferroélectricité (LGEF). Ses principaux domaines de recherche sont le contrôle non destructif magnétique, les matériaux ferromagnétiques et ferroélectriques, la modélisation de l'hystérésis, les opérateurs fractionnaires et le couplage multiphysique.

Simon CHESNE est Professeur au Laboratoire de Mécanique des Contacts et des Structures (LaMCoS) dans l’équipe Dynamique et Contrôle des Structures (DCS). Depuis 20 ans, il y mène des recherches sur le contrôle des vibrations mécaniques.

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Vous avez été chacun impliqué dans des projets RAPID : CMICA et PyDAMP. Pourriez-vous nous les présenter en quelques mots ?

Benjamin DUCHARNE (BD) : Le projet CMICA visait à développer des capteurs miniaturisés, imprimés et à faible coût, basés sur les technologies des courants de Foucault et des ultrasons, pour des applications de contrôle non destructif en milieu industriel. L'objectif était de proposer des solutions innovantes, facilement intégrables dans des systèmes d'inspection automatisés, tout en améliorant les performances des méthodes de contrôle existantes.

Simon CHESNE (SC) : Dans le cadre du projet PyDAMP, nous avons développé un système d'isolation des vibrations couplé à un transducteur piézoélectrique afin d'en améliorer les performances.

 

Quelles activités avez-vous menées dans le cadre du projet ?

BD : En tant que partenaire académique, notre rôle portait principalement sur la compréhension des phénomènes physiques mis en jeu, la modélisation et le dimensionnement des capteurs. Nous avons également participé à l'encadrement du doctorant recruté pour le projet, à la production scientifique ainsi qu'à la diffusion et à la valorisation des résultats auprès de la communauté académique.

SC : Le LaMCoS a joué un rôle central dans la validation expérimentale, la caractérisation et l'optimisation du dispositif d'amortissement piézoélectrique du projet. Nous avons mis en place un banc d'essai pour caractériser expérimentalement l'amortisseur piézoélectrique, en réalisant des mesures d'impédance et des essais mécaniques sur bâti ainsi que sur une poutre mise à l'échelle.

 

Quel a été le point de départ et comment avez-vous été impliqué dans ce projet ?

BD : La collaboration a débuté en 2016 à la suite d’échanges avec CMPhy et d'une visite du laboratoire pour identifier des pistes de coopération. Un premier dépôt de projet ANR, bien que non retenu, a permis de structurer le partenariat et de préparer des projets plus ambitieux comme CMICA. Ce projet réunissait le LGEF avec deux PME chalonnaises, CMPhy et Serprotronic, autour du contrôle non destructif électromagnétique. Depuis, la coopération s’est consolidée à travers plusieurs initiatives communes : le projet i-Démo OCEA, des thèses CIFRE, la création du nouveau bâtiment de CMPhy, ainsi que la participation à divers salons professionnels.

SC : L'entreprise PYTHEAS Technology, spécialiste dans la conception de systèmes piézoélectriques, souhaitait élargir ses activités aux contrôles des vibrations. C’est dans ce contexte qu’elle nous a contacté. À la suite de plusieurs échanges, nous avons écrit et déposé le projet.

 

Qu'est-ce qui vous a motivé à participer à ce type de dispositif ?

BD : Notre motivation était avant tout de développer des projets de recherche répondant à des besoins industriels concrets, en favorisant le transfert des travaux académiques vers des solutions applicables par l’industrie, avec des retombées économiques et sociétales directes.

SC : C'est l'entreprise qui a proposé ce projet en lien avec d’autres entreprises pour développer les applications «duales» nécessaires dans le cadre des projets RAPID.

 

Comment s'est déroulée la phase de montage du projet ?

BD : Le montage du projet s'est déroulé de manière assez fluide. Pendant deux à trois mois, nous avons organisé des réunions régulières entre les partenaires afin de définir les objectifs scientifiques, les verrous techniques, les lots de travail et le calendrier.

SC : Le montage du projet n’a été ni contraignant ni complexe car l'entreprise a été «très meneuse» là-dessus. Nous nous sommes uniquement attelés à l'aspect scientifique.

 

Quel a été votre niveau d'implication dans cette phase ?

BD & SC : Les contributions ont principalement été scientifiques, comme par exemple la définition des objectifs de recherche, la rédaction des parties techniques et la relecture du dossier dans son ensemble.

 

A quoi a servi le budget alloué au laboratoire ?

BD : Le budget alloué au laboratoire a principalement permis de financer une thèse ainsi que l'acquisition d'équipements nécessaires aux travaux de recherche.

SC : Pour notre part, il a permis le recrutement d’un post-doc pendant 13 mois et l’achat de petits équipements.  

 

Comment s'est déroulée la collaboration avec les partenaires industriels ?

BD : La collaboration s'est déroulée dans un excellent climat de confiance. Le doctorant était principalement basé au LGEF, tout en effectuant régulièrement des séjours de plusieurs jours dans l’entreprise. Cette organisation favorisait des échanges permanents entre les partenaires et permettait de confronter rapidement les développements académiques aux besoins industriels.

SC : La collaboration s’est très bien passée. PYTHEAS a été moteur dans le projet, avec l’appui des autres partenaires industriels en suivi et conseil pour mieux répondre à leurs contextes et problèmes.

 

Quelles ont été les retombées pour vous et pour votre laboratoire ?

BD : Le projet a considérablement renforcé notre partenariat avec CMPhy en créant une véritable relation de confiance. Nos compétences, nos équipements et nos ressources sont désormais largement mutualisés, ce qui constitue l'une des plus belles réussites de cette collaboration.

SC : Nous avons continué à travailler avec l’entreprise PYTHEAS, avec la mise en place d’une thèse CIFRE (hors RAPID).